Une start-up chinoise traduit les vocalises des animaux

Une start-up chinoise a lancé en mai un dispositif destiné aux colliers de chiens et de chats, promettant de traduire leurs vocalisations grâce à l’intelligence artificielle. Cette invention vise à analyser aboiements et miaulements via une application mobile. Cependant, cette technologie suscite actuellement de nombreux doutes sur sa fiabilité.

Le produit, nommé « PettiChat », se présente sous la forme d’un petit boîtier à clipser sur le collier de l’animal. Selon ses concepteurs, il capterait le son émis par l’animal, le traduirait en quelques secondes et diffuserait la réponse via des haut-parleurs intégrés. Commercialisé au prix d’environ 132 euros, il a été lancé en précommande le 15 mai et aurait déjà été vendu à plus de 10 000 exemplaires. La start-up, basée à Hangzhou avec son siège administratif à Hong Kong, affirme que son taux de précision est de 94,6 %, grâce à l’analyse de plus d’un million d’échantillons audio recueillis auprès de plus de mille animaux.

Critiques et scepticisme

Malgré ces chiffres impressionnants, de nombreux internautes restent sceptiques. Certains considèrent cette invention comme une arnaque. Un utilisateur a ainsi déclaré : « C’est clairement une arnaque ». D’autres plaisantent en imaginant leur animal leur hurler dessus dès le matin, à cause de la traduction.

Ce genre de technologie pose également des questions sur sa plausibilité scientifique. Déchiffrer les signaux de communication des animaux, comme leur posture, leurs expressions faciales ou leurs vocalisations, est une tâche complexe. Cependant, cela ne permet pas encore de comprendre précisément leurs pensées ou leurs concepts, comme le souligne Yossi Yovel, zoologiste à l’université de Tel Aviv. Selon lui, il est très difficile, voire impossible, pour un animal de comprendre ou d’utiliser un langage humain de la même manière qu’un humain.

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