5 parasites que votre animal de compagnie peut vous transmettre sans que vous le sachiez
Plus d’un Français sur deux possède un animal de compagnie. Des chiens, des chats, des oiseaux et autres lapins qui font partie de la famille. Mais ces boules de poils peuvent aussi nous rendre malade. Voici comment l’éviter.
Le dernier baromètre de la Fédération des Fabricants d’Aliments pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres Animaux Familiers (FACCO) – Odoxa donne la mesure de notre attachement à nos amis à poils ou à plumes. La France est le pays d’europe qui compte le plus d’animaux domestiques : 79 millions pour l’année 2025 (4 millions de plus qu’en 2024) ! Nos amis à quatre pattes partagent notre quotidien, dormant parfois sur nos lits ou jouant sur nos tapis. Pourtant, ces compagnons peuvent héberger des organismes microscopiques transmissibles à l’humain, appelés zoonoses. Une infection survient souvent à notre insu, par des gestes anodins du quotidien comme le jardinage, un nettoyage de litière ou un simple câlin.
La toxocarose et la dipylidiose : les vers de l’ombre
Les helminthiases figurent parmi les affections parasitaires les plus silencieuses. La toxocarose, due aux vers ronds comme Toxocara canis, s’impose comme l’infection la plus répandue mondialement selon un rapport d’Eurofins-Biomnis. La contamination humaine intervient par ingestion accidentelle d’œufs cachés dans la terre. Ces organismes résistent à des conditions extrêmes, survivant plusieurs années dans le sol de nos jardins.
De son côté, la dipylidiose, causée par des vers plats, touche particulièrement les jeunes enfants. Elle se transmet en avalant involontairement une puce infectée. Le ministère de l’Agriculture souligne que 4 % des puces françaises véhiculent ce parasite. Le diagnostic s’établit face à la présence de segments évoquant des grains de riz mobiles dans les selles de l’enfant. Soyez attentifs : si votre chien frotte son arrière-train par terre, ce frottement régulier signale souvent l’irritation causée par ces parasites.
La toxoplasmose : un risque invisible pour les publics fragiles
Le chat reste le seul hôte capable d’excréter les œufs de Toxoplasma gondii. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), ce félin contracte le parasite en chassant, avant de le libérer dans ses déjections. Si cette infection passe inaperçue chez 80 % des adultes sains, elle menace gravement le fœtus d’une femme enceinte non immunisée ou les patients immunodéprimés.
Pour neutraliser ce danger, le nettoyage de la litière doit s’effectuer chaque jour. Les œufs demandent en effet au moins 24 heures à l’air libre pour devenir infectieux.
La teigne : le champignon voyageur et tenace
Maladie hautement contagieuse, la teigne s’attrape par un contact direct avec la peau ou les poils de l’animal. Le Conseil scientifique européen des parasites des animaux de compagnie (ESCCAP) prévient que certains chats demeurent des porteurs asymptomatiques, propageant le champignon Microsporum canis sans la moindre lésion visible sur leur pelage.
Chez l’humain, la pathologie dessine des plaques rouges et circulaires sur la peau, appelées herpès circiné. Une extrême prudence s’impose au sein de la maison car les spores fongiques survivent jusqu’à 12 mois incrustées dans les canapés, les tapis ou les brosses.
Source : Medisite.fr



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