Après l’esturgeon géant, ces 5 autres monstres discrets vivent dans les rivières françaises
Un poisson de 7 mètres et d’1,5 tonne qui nage depuis 250 millions d’années dans nos fleuves, ça fait déjà tourner les têtes. Mais l’esturgeon n’est pas un cas isolé. Sous la surface calme des rivières françaises et européennes, d’autres créatures tout aussi impressionnantes attendent, discrètes, que quelqu’un les remarque enfin.
Certaines dépassent les 2 mètres. D’autres cachent une histoire biologique complètement folle. Toutes vivent bien plus près de chez vous que vous ne le pensez.
Le silure, le colosse qui divise les pêcheurs
Impossible de parler de géants d’eau douce sans évoquer le silure glane. Ce poisson peut atteindre 2,5 mètres pour plus de 100 kilos, ce qui en fait le plus gros poisson d’eau douce d’Europe après l’esturgeon.
Introduit en France dans les années 1970, il s’est installé durablement dans le Rhône, la Saône ou encore la Seine. Sa réputation le précède : certains l’accusent de dévorer tout ce qui bouge, jusqu’aux pigeons venus boire au bord de l’eau.
Cette réputation a d’ailleurs des conséquences bien réelles. Dans le Vaucluse, un projet de classement du silure comme espèce nuisible fait actuellement grincer des dents chez les pêcheurs, qui défendent un poisson devenu emblématique de la pêche sportive française.
Mais derrière l’image du monstre, le silure reste un poisson plutôt craintif, qui se cache dans les fosses profondes et les zones calmes. La question, c’est : y a-t-il un poisson encore plus vieux que lui dans nos eaux ?
L’alose, la migratrice qu’on croyait disparue
Moins connue que le silure, l’alose feinte fascine pourtant les naturalistes. Ce poisson argenté peut mesurer jusqu’à 60 centimètres et pèse rarement plus de 3 kilos, mais son mode de vie est spectaculaire.
Elle vit en mer la majeure partie de l’année, puis remonte les fleuves au printemps pour se reproduire. Un comportement migratoire qui rappelle celui du saumon, mais beaucoup plus discret.
On la retrouve dans la Garonne, la Dordogne ou encore la Loire, là où les cours d’eau restent suffisamment préservés. Un rappel utile : la qualité de l’eau conditionne directement la survie de ces espèces. D’ailleurs, certains fleuves français comptent parmi les plus pollués, ce qui menace directement ces populations migratrices.
La lamproie, le fossile vivant à la bouche effrayante
Voici sans doute la créature la plus surprenante de cette liste. La lamproie marine ressemble à une anguille, mais sa bouche circulaire hérissée de dents fait froid dans le dos.
Elle peut mesurer jusqu’à 1,2 mètre et appartient à un groupe d’animaux apparu il y a plus de 350 millions d’années, bien avant les dinosaures. Une véritable relique vivante.
Son mode de vie est parasitaire : elle s’accroche aux autres poissons pour se nourrir de leur sang et de leurs tissus. Un comportement qui rappelle que la nature garde encore des surprises que personne n’ose imaginer.
Source : Le tribunal du net



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