Une étude révèle que les souris cherchent à réanimer leurs congénères inconscients

En présence d’un congénère inconscient, l’instinct des souris les pousse à pratiquer des gestes de premiers secours pour le ramener à la vie. Un comportement par trop semblable à celui des êtres humains.

Activation des neurones de l’amygdale médiane et expression de l’ocytocine (l’hormone de l’amour) dans le noyau paraventriculaire de l’hypothalamus : voilà ce qu’il se passe dans le circuit neuronal d’une souris lorsqu’elle fait face à un congénère inconscient. Résultat, la petite souris se précipite pour ramener à la vie le rongeur inanimé. Point de massage cardiaque à l’horizon, mais une habileté à dégager les voies respiratoires et tenter une sorte de bouche-à-bouche murin.

Une étude montre que les souris de laboratoire font preuve d’empathie et d’altruisme

C’est une étude venue des États-Unis, parue dans la revue Science, en février 2025, qui a mis en lumière des comportements d’empathie et d’altruisme chez les souris de laboratoire. Cette étude, corroborée par une autre distincte, a montré que les souris se précipitent vers leurs compagnons inconscients pour tenter de les réanimer, mais aussi qu’elles savent parfaitement faire la différence entre une souris simplement endormie et une souris inconsciente. Ceci même dans le noir le plus complet. De plus, les souris ont démontré qu’elles allaient plus volontiers passer du temps au chevet des souris qu’elles connaissaient qu’auprès de souris qui leur étaient inconnues.

Pour la première fois, des souris ont été filmées en train d’utiliser des gestes de premier secours

Li Zhang, l’une des scientifiques de l’université de Californie du Sud qui a mené l’étude, a réussi, avec son équipe, à filmer les gestes de premier secours réalisés par l’une des souris du laboratoire sur sa congénère. Dans cette séquence raccourcie d’une minute, on observe très clairement la souris témoin (munie de capteurs sur la tête pour déterminer les régions du cerveau à l’œuvre dans son comportement) s’approcher d’une autre souris, préalablement anesthésiée, et engager des réactions d’urgence visant à réveiller son amie. Invariablement, quand les rongeurs avaient le choix entre aller vers un groupe de souris réveillées et un groupe de souris inanimées, ils se tournaient systématiquement vers celles inconscientes.

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Source : ça m’intéresse

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