5 races de chiens à éviter pour votre premiere adoption
Choisir son premier chien peut être une étape excitante, mais cela comporte aussi des risques si l’on ne choisit pas la bonne race. Juan Freire, éducateur canin espagnol, met en garde contre cinq races très populaires : le Border collie, le Berger belge malinois, le Husky sibérien, le Jack Russell terrier et le Dogo argentin. Selon lui, ces chiens ont des besoins spécifiques qui dépassent souvent ce que peut offrir un propriétaire débutant.
Il précise qu’il ne s’agit pas de « mauvaises races », mais de chiens de travail ou très actifs, nécessitant une stimulation mentale constante, un cadre précis et une grande disponibilité de la part de leur maître. Sans ces conditions, ils risquent de s’ennuyer, de devenir frustrés ou de développer des comportements destructeurs, comme des fugues ou des morsures par peur. Cela peut dissuader ceux qui recherchent un premier chien en tapant des recherches du type « races déconseillées pour débutants » ou qui se laissent séduire par un coup de cœur.
Les raisons pour lesquelles ces races peuvent être difficiles pour un novice
Le Border collie, souvent considéré comme l’un des chiens les plus intelligents, figure en tête de liste. Juan Freire explique que malgré cette intelligence, il a besoin de beaucoup d’exercice et de stimulation mentale chaque jour. Sans cela, il peut devenir difficile à gérer, en cherchant lui-même des activités.
Le Berger belge malinois partage cette caractéristique. Il est décrit comme un chien de travail avec un niveau d’impulsion très élevé. Il demande de l’expérience, de la structure, ainsi qu’une activité physique et mentale régulière.
Un rapport du Centre national de référence pour le bien-être animal, publié en 2022, montre que ces races de travail sont souvent consultées par des professionnels de l’éducation canine. Le Border collie apparaît dans 62,4 % des cas, et le Berger belge, notamment le malinois, dans 36,5 %. Cela illustre que leur forte énergie, si elle n’est pas canalisée, mène fréquemment à des demandes d’aide auprès des spécialistes.
Les pièges à éviter avec ces races pour un premier chien
Pour un novice, la première erreur consiste à confondre intelligence et facilité d’éducation. Bien que le Border collie et le malinois apprennent vite, ils peuvent aussi faire des bêtises si leur besoin d’activité n’est pas satisfait : ils peuvent tourner en rond, poursuivre tout ce qui bouge ou devenir excessifs dans leur garde de la maison.
Le Husky sibérien, très apprécié pour sa beauté, est en réalité un chien indépendant, têtu, souvent fugueur, avec un haut niveau d’énergie. Son instinct de meute et de chasse peut compliquer son éducation, surtout en liberté.
À l’opposé, le Jack Russell terrier peut donner l’impression d’être un chien facile à vivre en appartement. Pourtant, il possède une énergie et un caractère très forts. Juan Freire le décrit comme « petit par la taille, mais énorme en énergie et en tempérament ». Il est têtu, très bavard et demande une activité constante. Beaucoup de familles sous-estiment ses besoins vocaux et physiques.
Le Dogo argentin, quant à lui, impressionne par sa musculature et son tempérament affirmé. « Fort, puissant et avec un caractère dominant, s’il n’est pas bien éduqué, mal géré, il peut devenir un problème sérieux », souligne l’éducateur. Ces chiens nécessitent un maître cohérent, capable de travailler sur la relation et le contrôle.
Avant d’adopter, se tester pour choisir la bonne race
Juan Freire recommande de bien réfléchir avant d’adopter une race exigeante ou si une telle race vit déjà chez soi. Il conseille de confronter ses envies à sa vraie vie en se posant quelques questions simples :
- Quel temps puis-je consacrer chaque jour à mon chien ?
- Combien de sorties actives puis-je lui offrir quotidiennement ?
- Suis-je prêt à investir dans un éducateur si nécessaire ?



Laisser un commentaire