Attention aux Cockapoos Ces chiens mignons cachent des risques pour la santé
Le Cockapoo, ce chien de famille au look de peluche et au poil frisé, séduit de plus en plus en France. Résultat d’un croisement entre un Cocker Spaniel et un Caniche, il est souvent adopté sans que ses futurs propriétaires prennent en compte les contraintes de santé liées à cette race. Cependant, une vétérinaire britannique, Suzanne Moyes, met en garde contre cette tendance.
Selon elle, « les petites races comme les Cockapoos sont très populaires, notamment pour leur apparence adorable et leur nature affectueuse. Ce sont des chiens avec une grande personnalité, parfaits pour les familles qui cherchent un compagnon loyal et aimant ». Mais elle insiste aussi sur plusieurs risques de santé, tels que l’obésité canine, la dysplasie de la hanche ou d’autres maladies héréditaires, qui doivent être pris en compte avant toute adoption.
Un chien craquant, mais fragile
Le Cockapoo est un hybride sans standard officiel précis, ce qui complique la prévision de sa santé future. Le magazine Zooplus, spécialisé dans les animaux de compagnie, explique que l’absence de sélection rigoureuse permet parfois des croisements opportunistes. Ces derniers ne garantissent pas toujours des dépistages de santé sérieux chez les parents.
Les estimations de l’espérance de vie varient : l’assureur britannique Waggel évoque une fourchette de 12 à 15 ans, tandis que le club français FBKC parle parfois d’une longévité pouvant atteindre 18 ans. La génétique, la qualité de l’élevage, le poids du chien ou encore le suivi vétérinaire jouent un rôle crucial. Quoi qu’il en soit, un chien fin et musclé a plus de chances de vivre en bonne santé.
Les risques : surpoids et dysplasie de la hanche
La vétérinaire Suzanne Moyes souligne que l’obésité est un problème majeur. Elle rappelle que cette dernière peut être évitée grâce à une alimentation équilibrée et à l’accord de toute la famille sur ce que le chien doit ou ne doit pas manger. Elle met en garde contre la tentation de donner des restes de table, qui est une cause fréquente d’obésité et peut entraîner d’autres soucis de santé, comme des problèmes articulaires ou le diabète.
La dysplasie de la hanche, une malformation de l’articulation, constitue une autre préoccupation. Elle peut provoquer douleur et instabilité chez le chien. La vétérinaire précise que cette affection peut être aggravée par l’embonpoint. Des mesures comme une activité physique régulière, des soins spécifiques (hydrothérapie, laser-thérapie) ou un contrôle du poids peuvent améliorer la qualité de vie du chien. Selon certains sites spécialisés, d’autres maladies comme l’atrophie progressive de la rétine, la luxation de la rotule ou la maladie de von Willebrand peuvent aussi toucher le Cockapoo, d’où l’importance de dépistages précis.
Avant d’adopter : la checklist santé
Pour éviter les mauvaises surprises, il est essentiel de vérifier certains points avant d’adopter un Cockapoo. Le club FBKC recommande de demander des certificats de santé aux reproducteurs : radiographies de hanches, examens oculaires, tests pour certaines maladies génétiques ou neurologiques. La présence de ces documents ne garantit pas l’absence totale de risques, mais réduit considérablement la probabilité de problèmes.
Il est également conseillé de poser quelques questions à l’éleveur, telles que :
- Quels tests de santé ont été réalisés sur les parents (hanches, yeux, génétique) ?
- Les chiots et les adultes ont-ils un poids régulier, suivi par un vétérinaire ?
- Peut-on voir les parents, leur démarche et leur condition physique ?
- Quels conseils donnent-ils concernant l’alimentation, les friandises et l’exercice ?
Selon le site vétérinaire américain PetMD, un Cockapoo peut vivre longtemps et en bonne santé, entre 12 et 15 ans, à condition que son poids soit stable, qu’il ait une activité adaptée et que ses articulations soient surveillées. La réflexion doit toujours primer sur le coup de cœur, afin de faire un choix éclairé et responsable.



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