Cockapoo : le chien tendance à adopter avec des précautions santé
Un chien populaire, mais avec des précautions à prendre
Le Cockapoo est devenu très tendance en France, notamment pour sa taille compacte, son pelage frisé, son comportement joueur et sa réputation hypoallergénique. Ce croisement entre un Cocker Spaniel et un Caniche séduit de nombreux foyers. Cependant, un vétérinaire britannique, le Dr Suzanne Moyes, met en garde contre certains problèmes de santé liés à cette race.
Selon l’assureur britannique Waggel, le Cockapoo vit en moyenne entre 12 et 15 ans. Cela signifie que ses propriétaires devront faire face, sur la durée, à des maladies chroniques telles que troubles articulaires, surpoids, allergies, problèmes oculaires ou digestifs. Avant d’adopter, il est important de bien mesurer l’engagement en temps et en budget nécessaire pour la santé de l’animal.
Les raisons du succès du Cockapoo auprès des familles
Ce chien, issu du croisement entre un Cocker Spaniel et un Caniche, a hérité du poil bouclé du Caniche et du regard doux du Cocker. Il mesure généralement moins de 40 cm au garrot, ce qui le rend adapté à la vie en appartement. Très proche de ses maîtres, il recherche constamment le contact humain. Selon Zooplus, il est considéré comme joueur, intelligent et idéal pour une famille avec des enfants.
La popularité du Cockapoo a connu une forte croissance au Royaume-Uni ces dernières années, puis s’est étendue à la France, notamment grâce à la mode des chiens croisés dits « doodles ». Certains refuges, comme celui de Battersea à Londres, constatent une arrivée croissante de Cockapoos, avec des propriétaires qui découvrent tard les contraintes liées à leur toilettage, leurs besoins en exercice et les visites vétérinaires régulières dues à leurs problèmes de santé.
Les risques pour la santé du Cockapoo
Le Dr Suzanne Moyes rappelle que, malgré leur apparence adorable et leur nature affectueuse, les Cockapoos présentent certains risques pour leur santé. Elle souligne notamment la prédisposition à l’obésité, qui peut aggraver la dysplasie de la hanche. Elle insiste sur l’importance d’une alimentation équilibrée et d’une gestion rigoureuse des restes de table, qui sont souvent à l’origine de l’obésité chez ces chiens.
La dysplasie de la hanche, souvent héréditaire, peut être atténuée grâce à des exercices réguliers ou des soins spécifiques comme l’hydrothérapie ou le laser. Cependant, cette race présente aussi d’autres vulnérabilités : luxation de la rotule, allergies cutanées, otites, troubles digestifs, cataractes ou atrophie progressive de la rétine, pouvant affecter la vision à l’âge adulte.
Ce qu’il faut anticiper avant d’adopter un Cockapoo
Les vétérinaires recommandent de bien se renseigner avant de faire entrer un Cockapoo dans sa vie. Il est essentiel de demander à l’éleveur ou au refuge quels tests ont été réalisés sur l’animal, notamment pour les hanches, les rotules, les yeux ou les maladies héréditaires. Il faut aussi être prêt à assumer, sur le long terme, les éventuels traitements ou visites vétérinaires nécessaires.
Le Dr Moyes précise que tous les Cockapoos ne tomberont pas malades, mais leur santé requiert une vigilance constante et une prise en charge adaptée tout au long de leur vie.



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